Le soleil érubescent
Erubescent. Adjectif. Au féminin, érubescente.
Qui devient rouge. Fait partie du champ chromatique rouge
Erubescence est le substantif qui correspond : fait de rougir que ce soit de honte,de l'automne ou de chaud.
Erubescent. Adjectif. Au féminin, érubescente.
Qui devient rouge. Fait partie du champ chromatique rouge
Erubescence est le substantif qui correspond : fait de rougir que ce soit de honte,de l'automne ou de chaud.
Autour de Notre Dame
La lumière basse d'un dimanche d'hiver prend les brumes par dessous et on la regarde avidement la mâchoire engourdie par le froid.
Devant Notre Dame, le buisson est fleuri de dizaines de moineaux qui rejoignent, de petits battements d'ailes, les mains tendues des enfants et des grands-pères garnies de nourriture. Un petit garçon pousse des cris de joie et de peur mêlées au contact des pattes frêles et griffues qui se posent sur sa main.
Une jeune fille de l'Est monte sur un petit pilier en ciment pour se faire photographier, triomphante, devant la façade de la cathédrale.
Plus loin, dans l'encadrement d'une fenêtre au quatrième étage d'un immeuble du quai de Seine, une silhouette blanche attire mon regard. On dirait une statue.
Mais un éclair de flash, puis ses mouvements prouvent qu'une séance de photos avec un mannequin en manteau blanc et talons hauts profite, elle aussi de la lumière d'hiver qui frôle la ville.
Un bébé passe dans une poussette, marionnette blanche dans une épaisse combinaison d'extérieur, fronce les sourcils et cligne des yeux... son premier hiver... son premier soleil peut-être...
Gibbeux. Adjectif. Au féminin, gibbeuse. Qui présente une ou plusieurs bosses. On dira : et l'éclipse évoluait, masquant puis révélant une lune gibbeuse.
Utilisé en médecine, en botanique, en archéologie pour désigner un objet, un organe comportant des bosses.
Gibbosité est le substantif qui correspond.
Autour du passage Brady, autour du monde... Paris 10ème
Le passage est un lieu sans français. On y boit du vrai tchaï au lait.
La verrière, bien entamée, est réparée par de petits bouts de verre.
Deux hommes très blancs contrastent, ce sont des slaves.
Devant VELAN SARL, on discute chaudement, assis sur les étals dont on a poussé quelques cartons.
Tous les passages du quartier sont colonisés par des ateliers de confection turcs ou asiatiques. Il y a toujours un coin pour cuisiner, pas de temps perdu à sortir manger ailleurs.
Dans le Passage du Désir, le concierge turc a sorti sa cage devant sa loge. Les perruches chantent et le concierge fait des traductions pour arrondir ses fins de mois. Peut-être un intellectuel opposant au régime.
Un petit blond joue avec un garçon et une fillette asiatiques. Elle semble diriger les opérations et avoir plus de voix que les autres. On ne distingue guère la langue dans laquelle ils communiquent.
Autour des passages, des boutiques dont la clientèle est africaine. Les femmes ont des tenues incroyables : robe moulante longue et baskets noires à semelles de 7 à 8 centimètres d'épaisseur ; pantalon collant et tee-shirt très échancré laissant apparaître un soutien-gorge jaune.
Dans les vitrines, les chaussures ont des couleurs flash et de très grandes pointures.
Les pharmacies du quartier sont tout à fait classiques sauf qu'on y vend des produits pour éclaircir la peau.
Entre les marchands de perruques et autres artifices de la beauté africaine, il y a un marchand de salon extrêmement normal.
Chez les coiffeurs africains, le briquet est un outil de coiffure.
Une fille qui vient de se faire défriser et sans doute teindre dit à sa copine :
"J'ai l'impression que ça me dégouline dans le cou..."
En effet, son tee-shirt est auréolé de orange dans le dos.